Visite de l'atelier de typographie : la composition
Comme je suis freelance, je peux employer mon temps n’importe comment, ce qui me permet par exemple de déserter mon poste de travail tous les mercredis après-midi pour aller attraper le saturnisme en buvant du bon vin – autrement dit, faire de la typographie au plomb à l’Atelier des Arquebusiers, dans le Marais à Paris.

Dans ce casier, des interlignes et des lingots d’épaisseurs diverses classés par longueur, de 4 à 60 cicéros (soit de 48 à 720 points). Derrière la blouse, des casses de Haas.
Pour quelqu’un qui aime les lettres autant que je les aime, sous toutes leurs formes, sur tous les supports (il faudra que je vous raconte le Kobo qu’on m’a offert à Noël, j’en suis amoureuse), faire de la typographie au plomb relève carrément de l’expérience sensuelle. Mais je ne suis pas seule dans l’atelier et je sais me tenir, rassurez-vous.
Venons-en au fait. Après un rapide sondage sur Twitter, il est apparu que vous seriez furieusement intéressés par un mini-reportage sur la typo au plomb. Je vous propose donc une petite visite de l’atelier en deux parties : une première sur la composition, et la seconde, sans doute la semaine prochaine, sur l’impression.
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